Résolution de l'énigme 580




Sans autre certitude que ma seule conviction, je suppose que le titre de l’énigme représente le mode d’emploi du décryptage de cette énigme puisqu'aucun élément ne m'introduit à sa résolution.


« Le bons sens, c’est le sens du contresens, et inversement ».


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Lorsque nous abordons cette énigme, de quel contresens disposons-nous ?

Aucun contresens n'apparaît de prime abord.


Procédons alors au décryptage des parties de l'énigme en commençant par le visuel.




Ø    Première étape.


Sur le visuel, nous avons des instruments de musique (une contrebasse et un saxophone) ET des lettres.

Immédiatement, l’association musique/lettres nous conduit à la notation musicale anglo-saxonne dans laquelle chaque note est désignée par une lettre.

DO correspond à C
RE correspond à D
MI correspond à E
FA correspond à F
SOL correspond à G
LA correspond à A
SI correspond à B


La gamme musicale classique est : DO, RE, MI, FA, SOL, LA, SI.
Selon cette correspondance, elle s’écrit : C, D, E, F, G, A, B.
Or, sur le visuel, nous avons cette suite dans l’ordre inverse : B, A, G, F, E, D, C.
Bingo !
Nous venons de trouver le contresens que nous cherchions !



Le « contresens » du titre représente donc la gamme musicale classique inversée.

Le « bon sens », (dans le sens « la bonne idée »), c’est d'emprunter, d’utiliser ce « contresens » (c’est-à-dire utiliser la notation anglo-saxonne de la gamme classique inversée) afin de résoudre cette énigme.



Ø    Deuxième étape.


Après avoir « appliqué » la clé de passage (A, "mon premier"), nous obtenons :

SIMLOSRUOIS vaudra 1
LOSRUOISRIMHOD vaudra 2
IMPPIMIER vaudra 3
YALNRIMPIM vaudra 4
HODALISROAF vaudra 5
RIMMERRALRIMLOS vaudra 6
TRUOODIRIMH vaudra 7
IMRIOSSI vaudra 8
ODALNRALJ vaudra 9
SRIMLOSNAL vaudra 0



Ø    Troisième étape.


On considère maintenant le « sens » de notre contresens : le sens de notre contresens est caractérisé par son aspect "inverse" par rapport à la gamme classique ; on applique alors cette caractéristique (l'inversion) aux éléments dont nous disposons, c'est-à-dire que l'on écrit les suites de lettres de manière inversée.

Cela nous donne :

SIOURSOLMIS vaudra 1
DOHMIRSIOURSOL vaudra 2
REIMIPPMI vaudra 3
MIPMIRNLAY vaudra 4
FAORSILADOH vaudra 5
SOLMIRLARREMMIR vaudra 6
HMIRIDOOURT vaudra 7
ISSOIRMI vaudra 8
JLARNLADO vaudra 9
LANSOLMIRS vaudra 0



Ø    Quatrième étape.


On s’aperçoit que ces suites de lettres comportent de manière curieuse mais néanmoins récurrente les notes de musiques avec lesquelles on a « travaillé » en début de résolution.

SIOURSOLMIS vaudra 1
DOHMIRSIOURSOL vaudra 2
REIMIPPMI vaudra 3
MIPMIRNLAY vaudra 4
FAORSILADOH vaudra 5
SOLMIRLARREMMIR vaudra 6
HMIRIDOOURT vaudra 7
ISSOIRMI vaudra 8
JLARNLADO vaudra 9
LANSOLMIRS vaudra 0


Comme on a précédemment (pour décrypter le visuel) établit une correspondance lettres - notes de musique, il apparaîtrait maintenant naturel de remplacer les unes par les autres.

Ce faisant, on applique le
 « et inversement » ; en effet, nous sommes passés des lettres du visuel à leur correspondance avec [aux] les notes de musique ; nous faisons maintenant le cheminement inverse lors de cette étape, c'est-à-dire que que maintenant, nous passons des notes de musique aux lettres.

Après application, nous obtenons :

BOURGES vaudra 1
CHERBOURG vaudra 2
DIEPPE vaudra 3
EPERNAY vaudra 4
FORBACH vaudra 5
GERARDMER vaudra 6
HERICOURT vaudra 7
ISSOIRE vaudra 8
JARNAC vaudra 9
ANGERS vaudra 0


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Note 1 : nous avons "utilisé" tous les éléments du titre :
-    Le contresens.
-    Le bon sens.
-    Le sens du contresens.
-    Le inversement.

Note 2 : nous avons déjà « rencontré » Bourges ; dès lors, Bourges peut être considéré ici comme un élément confirmant le fait que la méthode de résolution est la bonne.


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Ø    Deux questions essentielles.


Le classement alphabétique révèle-t-il ou cache-t-il quelque chose ?


Les dix communes découvertes servent-elles à autre chose qu'à nous indiquer le code A0 ?



Max a dit :
[En 780,] si ordre il y a, ce n’est pas rien. [En 780,] si ordre il y a, ce n’est pas rien.

Q - En 580, l’ordre des lignes [du] texte qui compose cette énigme est-il important ?
R - Oui, car s’il a été composé ainsi, c’est qu’il y avait une raison.

Q - En 580, vous avez classé de 1 à 9 les lignes à décoder : non sans raison; est-ce « un » élément important de cette énigme ?
R - Je ne sais pas pourquoi vous avez mis « un » entre guillemets, mais si je comprends bien votre question, la réponse est « oui ».


À partir de ces madits, les deux éléments que l’on peut inférer sont les suivants :

-    Il y a une raison qui prédispose à l’agencement ordonné des lignes du texte de l’énigme.
-    Cet agencement ordonné est important.


Quelle pourrait-être cette raison ayant dicté à Max la nécessité d’un tel ordre ?

Il pourrait s’agir d’une raison nécessaire ou propre au codage ou bien au décodage même de l’énigme.
Il pourrait s’agir d’une raison nécessaire ou propre à la compréhension ou à l’interprétation de l’énigme, une fois celle-ci décodée.

Étudions ces deux possibilités.



    1)    Une raison nécessaire ou propre au codage ou bien au décodage même de l’énigme ?

Pour le bien de la démonstration, mélangeons toutes les lignes du texte, ce qui pourrait donner, par exemple :

TRUOODIRIMH vaudra 7
IMPPIMIER vaudra 3
HODALISROAF vaudra 5
ODALNRALJ vaudra 9
LOSRUOISRIMHOD vaudra 2
RIMMERRALRIMLOS vaudra 6
SIMLOSRUOIS vaudra 1
IMRIOSSI vaudra 8
SRIMLOSNAL vaudra 0
YALNRIMPIM vaudra 4

Procédons alors au décryptage selon la même méthode que celle qui nous a servi précédemment.
Nous retrouvons les mêmes associations villes / chiffres que précédemment.
Nous pouvons donc éliminer l’idée que l’ordre des lignes du texte réponde à une exigence de codage ou bien de décodage de l’énigme.
Note : cette démonstration peut relever de l’évidence mais dans le but d’éclaircir notre cheminement, elle se devait d’être présentée.



    2)    Une raison nécessaire ou propre à la compréhension ou à l’interprétation de l’énigme, une fois celle-ci décodée ?

D’un point de vue cartographique, la proposition d’un ordre de points géographiques (les communes décodées) nous conduit à visualiser un « parcours » partant du premier de ces points et rejoignant le dernier tout en passant respectivement par les points intermédiaires. Ce cheminement peut même être matérialisé sur une carte afin de faire apparaître une forme ou bien une figure. Dans le cas qui nous occupe, il me semble que rien de très probant n’apparaisse même si certains chercheurs voient en la forme ainsi révélée la lettre G.





Ce cheminement de type cartographique peut aussi nous amener à considérer un « sens de rotation » puisque le positionnement de chacune de ces communes sur une carte de France a pour particularité qu’aucun des traits que l’on pourrait tracer afin de les relier les unes aux autres dans l’ordre qui nous est donné ne se croise.


Le sens de rotation que l’on détermine en procédant de cette manière possède de multiples appelations possibles :

-    le sens anti-trigonométrique, le sens négatif ; en référence à l’orientation d’un angle ou du cercle unité en trigonométrie.
-    le sens des aiguilles d’une montre, le sens horaire ; en référence au sens de rotation des aiguilles d’une montre ou d’une horloge.
-    le sens indirect, le sens rétrograde ; en référence au sens de direction d’un axe à un autre d’un repère XYZ en géométrie dans l’espace.
-    le sens dextrorsum, le sens dextre, les sens dextrorse, le sens dextrogyre ; en référence à la droite (la direction).
-    le sens de vissage ; en tant que moyen mnémotechnique.

Si l’on considère que l’un de ces éléments est ce vers quoi Max veut nous aiguiller à travers la notion de « sens » à découvrir dans cette énigme, duquel de ces éléments pourrait-il s’agir ?
Avant de procéder à l’examen de chacun de ces types de « sens », remarquons d’emblée une chose.

Il est étonnant, à ce stade de la résolution de cette énigme, d’être « retombé » sur cette notion de « sens » dont il a déjà été question dans le titre même de la présente énigme ! Serait-ce là une sorte de redondance destinée à confirmer le fait que nous puissions être sur le bon chemin ?

Commençons notre étude des « sens ». Pour ce faire, nous allons procéder en cherchant quels sont les éléments qui peuvent être liés à cette notion de sens et que nous aurions déjà rencontrés au cours de la chasse.

(Dans notre chasse), a-t-on déjà rencontré un angle ?
Non.

(Dans notre chasse), a-t-on déjà rencontré un cercle unité ?
Au sens littéral, un cercle unité est une expression désignant l’ensemble des nombres complexes de module 1. Immédiatement, il nous apparaît évident que nous n’avons pas rencontré cette notion dans notre chasse. Par contre, si nous opérons un glissement métaphorique, nous pouvons considérer que nous disposons d’un cercle (celui représenté par le diamètre de la boussole) dont nous pouvons aussi dire qu’il peut être notre référent (unité) en matière de cercle. Hélas, je ne me sers pas (encore) de la notion de cercle à ce moment-là de ma chasse.

(Dans notre chasse), a-t-on déjà rencontré une montre, une horloge ou bien des aiguilles ?
Ni montre ni horloge ni aiguilles, mais UNE aiguille, celle de la boussole, même si dans le cadre de la chasse il pourrait peut-être être possible de faire (incorrectement) le distingo entre sa partie noire et sa partie blanche et de pouvoir ainsi satisfaire à la possibilité de les appeler « des aiguilles ».

(Dans notre chasse), a-t-on déjà rencontré un repère géométrique dans l’espace ?
Non.

(Dans notre chasse), a-t-on déjà rencontré la direction « à droite » ?
Non.

(Dans notre chasse), a-t-on déjà rencontré une entité pouvant relever de l’action d’être vissée ?
Non.


Au bout du compte, nous disposons donc d'une expression pouvant se rapporter d’un point de vue métaphorique au cercle du diamètre de la boussole ainsi que d'une notion pouvant se rapporter de manière très insatisfaisante à l’aiguille de cette même boussole.

En conclusion, rien de ce que nous avons précédemment rencontré peut venir se rattacher de manière probante à cette notion de sens mise en avant ici.


Cela signifie-t-il pour autant qu'il faille mettre cette notion de sens (et tout ce qui peut s’y rattacher) à la poubelle ?
Je ne pense pas. En effet, si aucun élément préalable peut y être de près ou de loin associé, alors peut-être qu’un élément ultérieur le pourra.


Notons enfin et afin d’être tout a fait exhaustif que la commune de Sens existe. Pourrait-elle représenter une onzième commune venant « compléter » les dix déjà découvertes ?
Peut-être. En l’état, rien ne permet d’étayer cette hypothèse. Seule la nature de cet élément (une commune) permet d’appuyer un peu cette idée dans la mesure où cet élément découvert (la commune de Sens) s’inscrit dans une logique et une continuité de corpus (dix communes). C’est bien maigre comme argument, je vous l’accorde.


En dernier lieu, abordons l'idée que ces communes puissent nous aiguiller vers la notion de barycentre en tant que point résumant un ensemble géométrique sur lequel sont réparties des valeurs numériques. Si l'on affecte à chacune de nos communes les cordonnées géographiques (latitude, longitude), le barycentre pouvant ainsi être calculé pointera la commune de Château-Renard dans le Loiret. La seule particularité de cette bourgade réside en le fait qu'elle doit son nom au comte Renard de Sens. Il est curieux de retomber sur la notion de "sens" si présente dans notre énigme. J'y vois là une simple coïncidence au mieux, une fausse piste voulue par l'auteur.

Une autre manière de caractériser ces communes est de déterminer leur altitude par rapport au niveau de la mer. En établissant la moyenne des min-max de chacune de ces communes, nous aboutissons à 251,75 mètres. Aucune exploitation de cette donnée ne pouvant être effectuée, la piste s'arrête alors là.




Note très importante : le cheminement exposé ci-dessus se base sur un « travail » de type cartographique mais n’est pour autant pas en contradiction avec les madits ; en effet, Max a toujours dit qu’à partir de l’énigme qui en donne l’échelle, l’utilisation d’une carte (sous-entendu « une carte à cette échelle ») est absolument nécessaire. La nécessité de l’utilisation de la carte dont parle Max se réfère à l’utilisation d’une carte à la bonne échelle et non à l’utilisation d’une carte en soi. La nuance est considérable. Or, toute la procédure graphique décrite ci-dessus peut se faire sur une carte de n’importe quelle échelle. De fait, l’hypothèse de travail est alors admissible.



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Poursuivons cette étude.


Q - Lorsqu’on sort de la 580, sait-on pourquoi les lignes sont dans l’ordre 1, 2, ..., 9, 0 ?
R - À condition que je comprenne bien votre question, la réponse est « non ».


Ce madit est particulièrement frappant.

En effet, sous réserve qu’il ait bien compris la question, Max a l’air de confirmer l’idée qu’au sortir de l’énigme, nous ne sommes pas en mesure de comprendre pourquoi existe cet ordonnancement des communes découvertes.

Il va sans dire que cette réponse, si tant est qu’elle puisse avoir toute la légitimité que l’on puisse lui accorder, signifierait purement et simplement qu’il n’y a rien à découvrir ici qui nous indique le pourquoi de cet ordre.

Du coup, seule l’idée d’appliquer le code A0 dans l’énigme suivante apporterait à notre connaissance la véritable raison du choix de cet ordre.

En ce qui me concerne, c’est vers cette idée que ma conviction me pousse.


Mais continuons tout de même notre tour d'horizon de ce que l'on peut envisager de réaliser avec ces dix communes et cet ordre qui leur est associé.




    3)    La clé de l’énigme précédente peut-elle contribuer à nous mettre sur la voie de ce que l’on peut faire avec nos dix communes ?

La clé étant A = 1 (A étant mon premier), il n’y a rien à chercher de ce côté-là.



    4)    Le thème de l’énigme peut-il contribuer à nous mettre sur la voie de ce que l’on peut faire avec nos dix communes ?

Le thème de l’énigme est musical.

Peut-on extrapoler ici quelque chose qui soit de nature « musicale » ?


        4.a) Des lettres et des chiffres.

B = 1
C = 2
D = 3
E = 4
F = 5
G = 6
H = 7
I = 8
J = 9
A = 0


On remarque trois choses :

- La première est que seules les lettres B, C, D, E, F, G, A peuvent correspondre à des notes de musique (dans la notation anglo-saxonne).

Cela pourrait nous amener à distinguer deux groupes de communes en fonction de leur lettre de début : le groupe comprenant les communes dont le nom commence par une lettre du visuel et l'autre groupe comprenant les communes dont le nom commence par une lettre n'étant pas représentée sur le visuel. Mais de fait, nous serions alors confrontés au même problème que l’interrogation qui préside à notre présent raisonnement. Que faire avec l'un, l'autre ou ces deux groupes de communes ?

- La deuxième chose, en vertu des sept lettres du visuels, est que nous pourrions isoler les communes dont le nom comporte sept lettres. Nous en comptons quatre (Bourges, Epernay, Forbach, Issoire). Mais de la même manière que précédemment, que faire alors de ces deux groupe de communes ?

- La troisième chose est la constatation que l’on ne peut créer qu’une et une seule note avec toutes ces lettres : la note FA.

D’une manière générale, une idée qui conduit à un singleton (comme c'est la cas ici avec une seule note possible) est toujours plus interpellante qu’une idée qui engendre une réponse intégrant plusieurs éléments indistingués, indifférenciés.

Peut-on tirer le fil de cette idée ? Que pourrait nous apporter la mise en évidence de cette note de musique ?

Puisque nous sommes dans l'étude de ce qui constitue le thème (la musique) de cette énigme, penchons-nous sur les instruments de musique du visuel.


        4.b) La contrebasse.

L’instrument principal du visuel (il est représenté de manière massive et occupe le premier plan) est une contrebasse ; mais Max a dit que la différence ne serait pas importante s’il s’était agit d’un violoncelle.

Essayons de chercher le ou les traits communs à ces deux instruments qui pourraient peut-être constituer la raison de cette assertion de Max.

Qu’est-ce qui relie ces deux instruments ?

L'élément le plus remarquable (hors généralités) est que les partitions pour violoncelle utilisent habituellement la clé de fa comme celles pour contrebasses.

Si cela représente l’élément qui dicte à Max de nous préciser qu'il n’y aurait aucune importance et n’induirait aucune différence si la contrebasse était un violoncelle, alors nous pouvons peut-être continuer à nous intéresser à la note fa.



Dans notre chasse, à quoi correspond FA ?


FA vaut 50 (puisque F = 5 et A = 0).

Que peut nous évoquer le nombre 50 ?
-    C'est l'indicatif du département de la Manche, département dans lequel se situe la commune de Cherbourg.
-    C'esdt le numéro atomique de l’étain ; il existe aussi la commune d’Étain.

Que faire de ces éléments ?

La clé de passage pour l’énigme suivante ?

La Manche (le département) ou Cherbourg (la commune) comme clé de passage ?
L'étain (le métal) ou Étain (la commune) comme clé de passage ?
FA (la note) comme clé de passage ?


Poursuivons notre étude des instruments du visuel.


        4.c) Le saxophone.

L’instrument au deuxième plan est un saxophone à propos duquel Max s’est toujours refusé de précisé le type (alto, ténor, etc.). Ce type d’instrument utilise la clé de sol.

Le troisième instrument n’est pas important, tellement peu important d’ailleurs qu’on ne le voit même pas.

Ces instruments sont « contemporains ».

Nous ne tirons rien de cela.


        4.d) Les musiciens.

Ils sont trois.
Dans la synthèse du Fig-mag, Max indique que « ces musiciens sont en train de jouer ».
Ces deux informations sont les seules dont nous disposons.

Que peut-on tirer de cette information ?

Y aurait-il trois éléments à prendre en considération ? Trois communes ? Celle de Forbach (pour la clé de FA de la partition de la contrebasse), celle de Gérardmer (pour la clé de SOL de la partition du saxophone), puis une troisième à déterminer ? Mais que faire ensuite de ces trois communes ? (Même raisonnement avec seulement deux communes si l’on considère que puisque nous ne discernons pas le dernier instrument, alors il n’est pas à prendre en compte.)

Il me semble que la seule information dont on puisse peut-être tirer le fil est la suivante : en vertu de la simultanéité de leur jeu (ils sont en train de jouer ensemble), on peut donc dire qu’ils jouent « en mesure ».

Y aurait-t-il ici, à travers cette notion, une astuce liée à la mesure (du jeu) à trouver ?

La relation une entre mesure géographique (du jeu) et une mesure musicale pourrait très bien prendre racine dans cette énigme.

Avant toute chose, revenons un petit peu en arrière au moment où nous déterminions les énigmes pouvant contenir potentiellement une utilisation « voilée » de la mesure : ICI.

Effectivement, nous avons la confirmation que l’énigme 580 était bien candidate à une telle chose.



Dès lors, le problème revient à essayer de déterminer comment la mesure pourrait-elle intervenir ici ?

Commençons par le plus trivial : les distances séparant chacune de ces villes en suivant le sens de rotation.

Bourges => Cherbourg = 411,2 km = 1246060 mesures
Cherbourg => Dieppe = 196,5 km = 595454 mesures
Dieppe => Épernay = 229,4 km = 695151 mesures
Épernay => Forbach = 214,7 km = 650606 mesures
Forbach => Gérardmer = 123,8 km = 375151 mesures
Gérardmer => Héricourt = 56,2 km = 170303 mesures
Héricourt => Issoire = 350,4 km = 1061818 mesures
Issoire => Jarnac = 266,5 km = 807575 mesures
Soit un total de1848,7 km, soit 5602121 mesures

Puis si l’on boucle la boucle :
Jarnac => Angers = 200,8 km = 608484 mesures
Soit un grand total de 2049,5 km soit 6210605 mesures

Après examen, les expressions en km et en mesures de toutes ces distances ne correspondent à rien de très particulier que l’on aurait pu rencontrer au cours de la chasse jusqu’ici.

B = 1 mesure
C = 2 mesures
D = 3 mesures
E = 4 mesures
F = 5 mesures
G = 6 mesures

Idem si l’on calcule la somme des chiffres des lettres associées à ces noms de communes et cela que ce soit en code A1 ou A0.



    5)    Divers & curiosités.


        5.a)    Inverse ment.

Si l’inverse ment, alors où est la vérité ?

La vérité est là, en mesure, une lettre sur deux : INVERSEMENT (soit VERITE).
Le reste : NESMN, correspond aux lettres dessinées sur la boussole.

Y a-t-il un embryon de piste, vraie ou fausse, à travers cette curiosité ?


        5.b)    Une fausse piste.

Ces dix communes dont nous n'arrivons pas à nous satisfaire de leur "rôle minimal" au sein de la chasse pourraient être là en tant que simple élément "perturbateur" visant à nous engluer dans l'instatifaction découlant de leur inutilité. C'est diaboliquement simple mais ultra efficace.


        5.c)    La zone.

Nous pourrions supposer que cette forme graphique puisse être une sorte d'approche de la zone, cela pouvant être appuyé par l'idée qu'il faille refermer la blessure lors du processus de sa découverte ; cette blessure ne serait autre, dans cette hypothèse, que le segment Angers-Bourges.


        5.d)    La supersolution.

Dans le même ordre d'idée,
nous pourrions supposer qu'il faille conserver ce "cheminement" et lui trouver une fonction, une utilité dans la supersolution. A mon sens, cela pourrait nous être suggéré par l'ordre donné dont le dernier élément est Angers. Associé à la thématique musicale qui colore cette énigme, on peut dès lors glisser vers une supersolution dont la fin serait aussi "en G" (puisque G est le sol et que la contremarque est bien "dans le sol" ). Nous aurions alors une explication lumineuse de l'ordre.



    6)    Conclusion.

En fin de compte, au moment où nous nous arrachons les cheveux avec ces dix communes et leur éventuelle manière d'être surexploitée (utilité supplementaire au code A0), il apparaît que quelle que soit l'hypothèse que l'on puisse avancer, aucun élément n'apparaît jamais afin de venir étayer a minima la solution que l'on échafaude.

C'est aussi cela qui m'amène à conclure en disant que si l'on arrive à faire fi du terrible piège qui consiste à vouloir trouver à tout prix une raison d'être supplémentaire à ces dix communes et leur ordre de classement, rien ne nous interdit d'y (re)penser au moment de découvrir la zone et / ou au moment d'élaborer notre supersolution.

Cette perspective constituera notre choix de résolution.