Résolution de l’énigme 600




Ø    Titre.


Q - Je crois avoir trouvé la signification du mot al-mar ainsi que ce que représente la fibule de Préneste. Néanmoins, je ne parviens pas à résoudre l'énigme 600. Est-ce normal ou suis-je sur une mauvaise piste ?
R - Le titre vous donne un indice quant à la manière de résoudre l'énigme. Mais le fait que vous ne l'ayez pas encore résolue ne signifie pas forcement que vous soyez sur une fausse piste, non...

Q - 600. J'aimerais savoir si le titre et les chiffres constituent deux énigmes différentes et si l'une permet de trouver l'autre.
R - Le titre est une sorte de "mode d'emploi". Il concerne bien entendu la même énigme.

Q - 600. Peux tu m'indiquer si le titre de cette énigme est un exemple ou une conséquence de cette derniere ?
R - C'est un petit "mode d'emploi" !


Comme dans l’énigme précédente, le titre va donc faire office de mode d’emploi.

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Q - Des ténèbres qui resplendissent, c'est pas une contradiction dans les termes ?
R - Extraite de son contexte, cette phrase est même un pléonasme ! Mais je suppose que la licence littéraire n'est pas une chose qui vous effraie ?


Le titre n’est donc pas à expliciter au sens premier de ses termes ; il s’agit donc de faire preuve d’un minimum de capacité et de liberté métaphoriques.

Par exemple, l’expression « les ténèbres resplendissent » peuvent signifier que l’obscurité dans laquelle nous plonge l’absence de solution à un problème peut laisser place à la lumière lors de de la découverte de sa solution.

Cette recommandation d'user de liberté d'interprétation est encore renforcée par...
Q - Lorsque les ténèbres resplendissent, y a-t-il production de lumière ?
R - Il n'y a pas "production de lumière" au sens où l'EDF où un chimiste l'entend. Mais c'est tout ce que je peux vous dire.

... qui appuie bien l'idée que le sens premier de ses termes est bel et bien à proscrire afin de comprendre le véritable sens de ces métaphores.


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Al-mar.

En arabe, al-mar désigne les Maures. Le mot maures a longtemps désigné en occident les musulmans, notamment les conquérants de l’Espagne.

Dans sa synthèse du Fig-Mag, Max dit :
« Al-mar » est un mot d’origine étrangère.

Nous retrouvons l’origine étrangère de al-mar puisque la définition débute pas "En arabe, ...").

Aussi bien l’origine du mot que son ancien sens nous indiquent de considérer la culture arabe.

Note : dès cette définition, nous avons un élément confirmant avec les Maures puisque nous les avons déjà rencontrés ici.

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La fibule de Préneste.
Agrafe de vêtement.

Cette fibule est célèbre car elle est réputée être « décorée » de la plus ancienne inscription latine connue, c’est-à-dire utilisant les mêmes lettres que nous employons de nos jours. (Ceci pour faire court car en réalité, c’est de l’alphabet chalcidien (le parent le plus proche de l’alphabet latin) que nous trouvons sur cette fibule.)


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Max poursuit dans sa synthèse du Fig-mag :

[La] signification [de al-mar], une fois trouvée - et associée symboliquement à celle de la fibule de Préneste - vous fournit une explication quant à la façon de décrypter les lettres qui forment l’énigme textuelle.


Nous devons donc associer les deux significations.

La signification de la fibule nous conduit à considérer l’origine des lettres latines. Par association, nous pensons immédiatement à l’origine des chiffres, invention traditionnellement attribuée à la civilisation arabe.

Encore une fois et comme dans l’énigme précédente, nous avons affaire à une relation lettres/chiffres, ce qui tombe bien puisque notre clé est de même nature, c'est-à-dire établissant une relation entre des lettres et des chiffres.



Ø    Texte.

Appliquons donc la clé trouvée dans l’énigme précédente.

B = 1
C = 2
D = 3
E = 4
F = 5
G = 6
H = 7
I = 8
J = 9
A = 0



Cela nous donne :

138,9. 35,5. 253. 19. 79. 40,1. 12. 4. 32,1.
238,1. 101,7. 14.
23. 51. 126,9. 186,3. 14. 16. 193,1. 31. 167,espace2. 12. 4.



Remarquons que dans ce passages des lettres à des nombres, les virgules font office de séparateurs décimaux tandis que les points eux, séparent les nombres eux-mêmes.

Puis vient alors l’intuition, intuition qu'aucun élément n'annonce si ce n'est la considération d'une relation entre des chiffres et des lettres comme nous l'a suggérée la compréhension du titre de l'énigme , que ces nombres représentent des masses atomiques.


Q - Pourquoi n'y a-t-il aucun élément ni dans le texte ni dans le dessin permettant de déchiffrer le crypto la 600 ?
R - D'une part, je ne peux pas vous dire s'il existe ou non un élément permettant de décrypter la 600 ; d'autre part, s'il existait dans les énigmes des informations "en clair" indiquant comment les résoudre, ce serait un mode d'emploi et le jeu n'existerait plus !

Q - La méthode de décryptage du "texte" de la 600 se trouve-t-elle dans la 600 elle-même ? Existe-t-il un élément précis permettant le décodage ?
R - La méthode peut aussi (doit ?) se trouver dans votre tête ! Cela répond donc partiellement à votre seconde question.

Q - Vous dites que la méthode de décryptage du texte de la 600 peut aussi (doit ?) être dans notre tête. Ok. Mais est-elle aussi dans la 600 elle-même ?
R - Une énigme ne contient pas forcement son propre mode d'emploi. Sinon, où serait le plaisir de chercher ? Je ne peux donc pas répondre à votre question ou alors il faut que je vous réponde "oui, d'une certaine façon, et ceci est une réponse au premier degré". A quoi cela servirait-il ? A vous envoyer sur une fausse piste, car il y aurait 99 chances sur 100 que vous interprétiez mal cette réponse...


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En se référant à la réactualisation en 1956 de la table de classification des éléments chimiques telle que nous a trouvons dans tous les dictionnaires et encyclopédies des années soixante, ...



 ... nous obtenons :


138,9 => La
35,5 => Cl
253 => E
19 => F
79 => Se
40,1 => Ca
12 => C
4 => He
32,1 => S
238,1 => U
101,7 => Ru
14 => N
23 => Na
51 => V
126,9 => I
186,3 => Re
14 => N
16 => O
193,1 => Ir
31 => P
167,2 => Er
12 => C
4 => He


La Cl E F Se Ca C He S U Ru N Na V I Re N O Ir P Er C He


Que nous pouvons transcrire selon deux formes correctes :


La première :

LA CLEF SE CACHE SUR UN NAVIRE NOIR PERCHE


La seconde :

LA CLE F SE CACHE SUR UN NAVIRE NOIR PERCHE 

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Remarques sur les éventuelles « erreurs » de Max.


Q - Vous serait-il possible d'avoir commis une erreur volontaire ou pas dans la 600 ?
R - Il n'y a aucune erreur dans le livre. Si vous pensez qu'il y a une erreur, demandez-vous pourquoi...

Q - Après décryptage du texte de la 600, je m’aperçois d'une erreur. Est-ce voulu ou pas ?
R - Si vous parlez d'une erreur que vous auriez commise, je n'en sais rien. Si vous parlez d'une erreur que j'aurais commise, demandez-vous s'il s'agit bien d'une erreur... Pour ma part, je peux vous assurer qu'il n'y a pas d'erreur dans le livre !

Q - Dans la 600, je pense et je suis même sûr que « cfd » devrait correspondre à « es » et non pas à « e ». Je t'accorde que trouver un « e » tout seul dans la table est impossible ! Mais c'est une petite erreur de ta part. Ce n'est pas grave on trouvera quand même.
R - Je ne peux pas commenter ce qui ressemble de près ou de loin à une méthode de décryptage ou à une solution (juste, fausse ou partielle), désolé. Mais avant de parler « d'erreurs » dans les énigmes, demandez-vous si c'en sont bien...



Je pars du principe basique que le chercheur qui consulte une table qui mentionne 253 = E obtient au final une phrase correcte. Il n’a donc pas lieu de se poser de questions au-delà de la justesse à laquelle l’ont conduit ses sources documentaires. Imaginons un chercheur doté uniquement de la table présentée ci-dessus et qui ne se connecte pas à Internet pour suivre l’évolution de la chasse ; quelle chance a-t-il de savoir qu’il a peut-être une mauvaise résolution de cette énigme ?

Par contre le chercheur qui lui, consulte une table qui mentionne 253 = Es obtient au final une phrase incorrecte (« La clesf… »).
De la même manière, le chercheur qui n’a pas 253 mais 254 sur sa table.
Ou encore celui qui n’a pas 101,7 mais 101,07 sur sa table.
Ces chercheurs vont fatalement être amenés à se poser des questions sur la justesse de leurs solutions et certainement continuer et pousser leurs recherches documentaires… pour un jour tomber sur la table qui leur donnera les masses atomiques utilisées par Max.

C’est pour cette raison triviale que je ne crois pas par exemple à la théorie du code S = F, N = A, V = I, R = E.

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Le seul petit élément qui aurait peut-être pu venir nous troubler durant notre décodage est l’espace qui existe entre la virgule et la lettre C dans le groupe BGH,C (21ème "groupe", troisième ligne) dans la première édition du livre : nous avons BGH, C au lieu de BGH,C.

Je n'ai jamais eu la possibilité de vérifier si cet espace était reproduit dans les deux et troisièmes éditions, mais comme Max a depuis, précisé et confirmé la fonction des points et des virgules dans cette énigme, nous pouvons aisément conclure à une erreur typographique.

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En fin de compte, cette phrase peut contenir une seule et unique ambiguïté : selon l’orthographe que nous utilisons pour le mot « clé », nous pouvons obtenir soit :

LA CLEF SE CACHE SUR UN NAVIRE NOIR PERCHE

OU

LA CLE F SE CACHE SUR UN NAVIRE NOIR PERCHE


Et à ce moment de la résolution de l'énigme, rien ne nous permet de trancher assurément, si tant est qu'il y ait un choix à opérer.

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Remarque anodine.

Sur la totalité des madits que j'ai eu l'occasion de consulter, Max écrit toujours le mot clé sans le f final. Mêmes au pluriel, Max écrit « clés ».
Sa seule exception notable se trouve dans l'IS "née clef en main". Mais dans ce cas précis, il n'avait pas le choix de l'orthographe du mot "clé" car il devait satisfaire aux critères de validité de son anagramme.


Peut-on alors conclure que sa manière « naturelle » d’orthographier ce mot consiste à l'écrire "clé" plutôt que "clef" ?

Si l'on s'en tient à cela, la logique voudrait alors que l'on privilégie la seconde proposition (celle avec la clé F). Mais cet un argument est bien trop léger.

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Remarque importante.

À ce moment de la résolution de l'énigme,
une question fondamentale doit être posée :


Une fois cette phrase décryptée, ...

-    ... doit-on se "contenter" de ce décryptage ?
-    ... doit-on trouver un navire noir perché ?
-    ... doit-on trouver la clef ?
-    ... doit-on trouver la clé F ?
-    ... doit-on trouver
un navire noire perché et la clef et ?
-    ... doit-on trouver un navire noire perché et la clé F ?


Afin de tenter de répondre à cette question, nous allons essayer de voir ce que nous sommes en mesure de pouvoir identifier.


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Avec les informations dont nous disposons, sommes-nous en mesure de trouver dès à présent un navire noir perché ?

Le seul « navire noir perché » qui, à ce stade du jeu, peut venir spontanément et communément à l’esprit des chercheurs est la constellation du navire Argo. Cette constellation représentait l’Argo, le navire utilisé par Jason et les Argonautes dans la mythologie.

Que le navire noir perché représente la constellation d’étoiles ou bien sa figure mythologique originelle, la clé serait donc cachée dessus.

Concernant la constellation en question, un problème se pose : elle n’existe plus ! En effet, depuis 1750, cette constellation n'existe plus et a été "recomposée" à partir de trois autres constellations (la Carène, la Poupe, les Voiles).

Concernant le navire Argo de la mythologie, la seule chose que j’ai trouvé étant attestée avoir été "dessus" (Jason et les Argonautes mis à part) est la figure de proue du bateau : une statue de la déesse Héra, déesse qui conseille les aventuriers faces à certaines épreuves.

Héra est la déesse du mariage, des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches - domaine qu'elle partage avec sa fille Ilithye. Reine du Ciel en tant qu'épouse de Zeus, elle est aussi associée aux phénomènes célestes et à la lumière.

Difficile de faire une clé de tout cela…


Ma conclusion par rapport à un navire noir perché est que nous avons, à ce stade de l’énigme, aucun moyen de savoir de quoi il retourne.

Ce que l’on doit savoir est simplement ce que l’on doit en retenir : il est noir, perché et une clé se cache dessus !


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Avec les informations dont nous disposons, sommes-nous en mesure de trouver la clé qui se cache sur un navire noir perché ?

On retient ici la première proposition obtenue par le décodage du texte de l'énigme.



Sachant que nous ignorons tout du navire noir perché, comment procéder ?



    Première tentative de découverte :
emploi d'une méthode littérale, visuelle et graphique.

On s’attache à trouver ce qui se cache SUR (au sens le plus strict) la suite de lettre « UN NAVIRE NOIR PERCHE ».


Comme nous avons conclu que la suite de lettre décryptée devait être représentée en majuscules pour qu'elle fasse sens (c'est-à-dire en éliminant l'incorrection de l'accent manquant sur le mot "perché"), on peut conclure que ce qui se cache dessus sont les points sur les deux "i" ainsi que l’accent aigu de "perché".

Notre clef pourrait alors être « point point tirait ».

Cela pourrait correspondre à du code morse. Essayons.


point point trait peut donner U
point point trait peut donner E E T
point point trait peut donner I T
point point trait peut donner E A

Peu concluant. D'autant que la poursuite de cette piste (code I = T, code E = A, etc.) n'aboutit pas. En conclusion, cette première tentative de découverte d'une clé est d'autant moins concluante que ce faisant, on a assimilé l’accent à un trait, ce qui au final ne relève pas vraiment de la plus grande rigueur.


    Seconde tentative de découverte : emploi à nouveau d'une méthode littérale, visuelle et graphique.

On s’attache à trouver ce que pourrait coder la suite des points et des traits formée par le haut de casse des caractères formant « 
UN NAVIRE NOIR PERCHE ».

Cela nous donne :

Immédiatement, nous "sentons" intuitivement que cette méthode est vraiment trop dépendante de la police de caractères utilsée par chaque chercheur ; à cause de ce fait, elle rend un décodage « commun » à l'ensemble des chercheurs quasi impossible.



Ma conclusion par rapport à la clé est que nous avons, à ce stade de l’énigme, aucun moyen de savoir de quoi il retourne.

Ce que l’on doit savoir est simplement ce que l’on doit en retenir : elle est sur un navire noir et perché !


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Avec les informations dont nous disposons, sommes-nous en mesure de trouver la clé F sur un navire noir perché ?

On retient ici la seconde proposition obtenue par le décodage du texte de l'énigme.



Posons-nous d'abord la question : qu’est ce qu'est qu’une clé f ?

Après quelques recherches, le mystère demeure, il n'a pas l'air d'exister d'entité pouvant répondre à l'appelation clé f.

Posons-nous alors la question : qu'est-ce que pourrait être une clé F ?


Afin d'essayer de répondre à cette question, étudions l'expression "clé f".

Commençons par essayer de nous remémorer si nous avons déjà rencontré une clé et un f.

En ce qui concerne une quelconque clé, aucune jusqu'à présent n'a croisé notre route.

Par contre, concernant un f, la réponse est oui. Nous en avons d'ailleurs rencontré même plus d'un !

Le premier f que nous avons croisé se trouve dans l'énigme 580. Il représentait la note musicale FA (voir ici). Le décryptage de l'énigme lui donna alors une équivalence géographique (Forbach) (voir ici) ainsi qu'une valeur (5) (voir ici).

Le second f que nous avons croisé se trouve dans l'énigme même que nous sommes en train de résoudre. En effet, nous avons trouvé l'entité f dans la phrase décodée. En "remontant" jusqu'à la source du codage, F a respectivement les "valeurs" 19 (masse atomique), Fluor (nom de l'élément chimique correspondant) et BJ (cryptage initial). (Voir ci-dessus.)

Dès lors, nous pouvons "composer" les entités suivantes :

-    Une clé FA.
-    Une clé Forbach.
-    Une clé 5.
-    Une clé 19.
-    Une clé Fluor.
-    Une clé BJ.


Parmi toutes ses expressions, une seule "sort du lot". En effet, toutes ses expressions n'ont aucun sens et ne veulent rien dire. Toutes sauf une ! En effet, et même si l’expression « clé FA » n’est pas tout a fait juste (on dit plutôt « clé de FA »), nous reconnaissons quand même une expression existante, un terme associé à la musique : une clé musicale !

Les clés musicales sont des signes qui se placent au commencement des portées pour indiquer le degré d’élévation ou de gravité de la note à laquelle elle correspond et, par conséquent, de toutes les autres.

Immédiatement, cette « trouvaille » nous conduit à la main du visuelle.

En effet, toujours en musique, existe ce que l’on appelle la main harmonique.

La main harmonique était, au Moyen-Âge, un système de mnémonique appliqué à l’étude de la solmisation, à l’époque où la portée était inconnue.

Cette « invention » est attribuée au moine Guido d'Arezzo.

Son nom vient du fait qu’il s'est fait connaître comme professeur à l'école de la cathédrale d'Arezzo.

L'un de ses traités, le Micrologus de musica (1005), l'a imposé comme un pédagogue novateur. On lui attribue une représentation mnémotechnique de son propre système : la « main guidonienne ». Sur la face interne de la main gauche ouverte, les jointures et les phalanges des cinq doigts figurent l'ensemble des degrés de l'échelle musicale, répartis en sept séries de six sons. Cette disposition inédite place les sons sur une portée de quatre lignes. De plus, Guido trace en début de ligne une lettre-clé pour indiquer le son central de la série considérée, c'est-à-dire sa valeur d'intonation.




Enfin, il choisit un hymne à Saint Jean-Baptiste dont les premières syllabes, qui montent d'un degré à chaque vers, coïncident précisément avec les six premières strophes de l'échelle. La première strophe de l'hymne fournit ainsi leur nom à ces degrés, soit, ut, ré, mi, fa, sol, la.

Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum,
Solve polluti
Labii reatum,
Sancte Ioannes.




Ma conclusion par rapport à la clé f est que nous avons, à ce stade de l’énigme, la possibilité qu'elle fasse allusion ou qu'elle représente la clé musicale de FA.

Cette conclusion est encore appuyée par le fait que nous avons déjà été aiguillés vers la note FA dans l'énigme précédente à l'issue de la découverte de nos dix communes !

Et de la même manière, on doit retenir qu'elle est sur un navire noir et perché !


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La trouvaille de la "clé de FA" ne s'arrête pas là.

En effet, nous retrouvons FA dans les initiales de deux mots du titre, mots à propos desquels Max nous dit dans la synthèse du Fig-Mag que nous devons les associer.

Si on les associe (d'une autre manière qu'en associant leur signification), nous retrouvons notre FA :
Al-mar et la fibule de Preneste.

Ce "FA" peut être alors être décomposé de plusieurs façons :

Forbach / Angers (équivalences géographiques, énigme 580)
5 / 0 (valeurs, énigme 580)
19 / 39,9 (masses atomiques, énigme 600)
Fluor / Argon (éléments chimiques correspondants, énigme 600)
BJ / DJ,J (crypatges initiaux, énigme 600)

Ces propositions ne sont guère porteuses de sens, sauf celle qui associe géographiquement Forbach et Angers.

Poursuivons.

Après quelques recherches, des élements troublants apparaissent à propos de Forbach et d'Angers et de leur éventuelle association.


À propos de Forbach.

Le Schlossberg est le nom d'une colline de Forbach, qui est aujourd'hui un parc municipal. Dans ce parc se trouve le symbole de Forbach : la tour du Schlossberg reconstruite au XIXe siècle sur les vestiges du château datant du XIIIeme siècle et rasé en 1635 au cours de la guerre de Trente ans.


Remarquons que la traduction de schloss est serrure.


À propos d'Angers.

On a longtemps appelé Angers la Ville noire à cause des ardoises dont la plupart de ses maisons étaient couvertes ; cela dit, de nos jours, elle ne mérite plus ce nom.

Concernant le blasonnement de la ville, voilà les armoiries d'Anger.


De gueules à la clef en pal d’argent, au chef d’azur chargé de deux fleurs de lys d’or.


La clef évoque la place forte face à la Bretagne.


De plus, Angers est qualifiée par l’acrostiche suivant :

·    Antique clef de France,
·    Necteté de souffrance,
·    Garant contre ennemys,
·    Estappe d'asseurance,
·    Recours de secourance,
·    Seccurité d’amys.


Il est fort intéressant de noter que l'on retrouve dans cet acrostiche le même principe de fonctionnement que l'
hymne à Saint Jean-Baptiste de Guido d'Arezzo, rencontré tout juste précédemment.

Pour finir avec Angers, notons aussi que sa devise est la première phrase de l'acrostiche précédent : Angers, antique clef de France.

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En conclusion, il pourrait exister un rapport symbolique entre Forbach (la serrure) et Angers (la clef) qui pourrait appuyer cette idée qu'il faille les associer.

L'association de ces deux villes au niveau symbolique pourrait ainsi conduire à établir une relation entre elles et aboutirait, en dernier lieu, à la découverte d'Angers, la ville noire, découverte à propos de laquelle on pourrait dire que "les ténèbres (Angers) resplendissent (est découverte, est mise en lumière)".


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Nous devons alors nous poser la question de savoir comment nous pourrions éventuellement "transcrire" ou représenter cette association (si tant est que l'on doive procéder à une telle opération) .

La première idée qui nous vient spontanément à l'esprit est d'imaginer une association entre ces deux ville qui soit de nature géographique ; et dès lors, d'opérer une transcription graphique de cette idée sur une carte.

Voyons ce que cela donne sur la carte de France de mon agenda.



 
Ventrebleu de cornegidouille !

Comme nous sommes au macroniveau (voir ici), immédiatement, la relation entre la figure ci-dessus et l'un de nos éléments "macroniveau" présent dans la rubrique Dans notre besace, vient nous percuter violemment l'esprit.


Rappel de l'élément.



Traitement de l'élément.



Bien entendu, comme nous l'avons déjà spécifié pour cet élément, aucune valeur de précion autre qu'indicative n'est à prendre en compte.


Néanmoins, cette ligne possède la curieuse particularité de croiser une de nos Lumières possibles : la rivière Aube. Faut-il voir en cela la confirmation de l'aube en tant que lumière ?

 



Cela étant dit, l'enchaînement et l'imbrication des éléments de notre chasse commencent vraiment à cimenter les fondations d'un ensemble dont la cohérence semble absolument réelle !



Ø    Visuel.


Continuons en procédant au décryptage du visuel.


Nous trouvons sur ce visuel les éléments suivants :

- De l'eau.
- Une main gauche (avec un pouce au premier plan).
- Une clé.
- De la lumière.


    Ø    L'eau.

En constatant la présence d'eau sur le visuel, immédiatement, nous établissons une relation avec la notion de "navire" que nous avons rencontrée lors du décodage de la partie textuelle.

En effet, de manière triviale, un navire est SUR l'eau, flotte SUR l'eau.

Or, il se trouve que SUR
(en ce sens qu’elle est dessinée au-dessus) l'eau du visuel, se trouve une main tenant une clé.

Q - La main est-elle en train de sortir de l'eau ou flotte elle dessus ? L'eau a-t-elle une importance ?

R - À vous d'interpréter cela. Je ne peux pas commenter quelque chose que vous avez vous-même sous les yeux...


Il existe d’autres madits dans lesquels Max dit qu’il lui impossible de répondre au fait de savoir si la main sort de l’eau ou pas.

Puis est venu ce madit :

Q - La main avec la clef : 1) coule ; 2) sort de l'eau ; 3) est figée ; 4) pas important ; 5) autre.
R - 5).

La main ne sort donc pas de l'eau.

Pouvons-nous dès lors établir un rapprochement entre l'entité navire et l'entité main qui sont deux entités pouvant être SUR est sur l'eau ?

Arrêtons-nous un instant sur cette possibilité.

On constate vite que cette association peut ne pas être dénuée de tout intérêt. En effet, en poussant encore la réflexion, on s'aperçoit que cette idée d'association peut encore être renforcée par un autre élément : la clé.

Je m'explique.

Dans la partie textuelle, nous apprenons que sur le navire doit se trouver une clé.

Sur le visuel, il y a une clé « sur » (en ce sens qu’elle est dessinée au-dessus) la main.

En travaillant sur cette piste, on dirait que nous progressons par la même occasion dans notre recherche à propos de notre navire.


En conclusion, grâce à cette association navire/main (et à condition qu'elle soit valide), on peut donc penser que le navire que l'on cherche pourrait être en (ou avoir un) rapport avec une main.



    Ø    La main gauche.

Durant le décryptage de la partie textuelle, nous avons trouvé une clé musicale, la clé (de) FA.

Nous avons aussi déterminé que cette clé pouvait être mise en relation (c'est-à-dire procédant du même champ d'application, la musique) avec la main harmonique.

Or cette main harmonique est une main gauche.

Or sur le visuel, nous avons aussi une main gauche en relation avec une clé (puisque la clé est tenue PAR la main).

Doit-on voir en cela la confirmation de la validité de notre clé de fa ?

Notons que sur le visuel, le pouce est mis à l’avant-plan. Sur la main guidonnienne, le pouce porte les notes ut, ré et mi.


    Ø    La clé.

Cette clé à l’air de pointer vers ou être dans la lumière.

Elle est aussi dessinée à contre-jour, ce qui la rend noire.

Nous verrons ci-dessous quels sont les hypothétiques liens qui peuvent être établis entre la clé et la lumière.

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Je rappelle ici, à titre de curiosité, une de mes anciennes idées que j'ai abandonnée le jour où j'ai eu connaisance du madit disant que la main tenant la clé ne sortait pas de l'eau.

À l'époque, j'interprétais le visuel de la manière suivante :

" La clé sort de l'eau. "

... que je "transformais" en ...

" La clé sort de l'O. " (La clé sort de la lettre O.)


De manière naïve et simplifiée et en reprenant l'orientation de la clé sur le visuel, voilà comment que "mettais en image" le sens de cette phrase.




En déroulant l'astuce, je me demandais alors ce que pouvait symboliser la lettre o ?


L'Ouverture ?

Si tel était le cas, ce schéma prenait alors tout son sens et représentait alors pour moi la seconde partie de l'axe Roncevaux et annonçait la direction (à droite) de l'orthogonale qu'il nous est demandée de tracer dans l'énigme suivante puisqu'au moment de la tracer nous n'avons aucune indication quant à la direction à choisir.


Par ailleurs, une autre interprétation de ce shéma pouvait être une indication, un indice pour une éventuelle future découverte.

En effet, ce symbole (bien que légèrement incomplet, il manque une branche) est celui qui symbolise les chapelles en cartographie.


    Ø    La lumière.

Nous discernons de la lumière en haut à droite du visuel.

Rappelons les quatres hypothèses que nous avions à la fin de l'énigme 470 
dont aucune ne semblait parfaitement avérée.

- Une direction cardinale (nord-est ou nord-nord-est).
- Un concept (la continuité ou l'aboutissement d'un alignement).
- Un élément ayant un rapport avec la lettre c.
- L'aube, la rivière.

Comme le seul élément du visuel à être dans la lumière est la clé, attachons-nous particulièrement à elle.


Deux choses troublantes nous sautent immédiatement aux yeux :

La clé est orienté nord-nord-est.
Le mot "clé" commence par la lettre c.

Que faut-il en déduire ? Que nous sommes sur le bon chemin de la lumière ? (Voir ici.)



Ø    Solution de l'énigme.


La solution de cette énigme est une série d'informations.

Ces informations sont les suivantes :

- Nous avons une entité "navire noir perché".
- Cette entité pourrait avoir un rapport ou être en rapport avec une main.
- Nous avons une clé qui se cache dessus.
- Cette clé pourrait être une clé musicale de FA.
- L'association entre Forbach et Angers.